Des soignants hébergés au domaine de la Geneste

L’écrin de verdure du domaine de la Geneste à Châteaufort a permis aux équipes venues en renfort à l’hôpital des Trappes, un séjour agréable dans les Yvelines. Il ont été une vingtaine au plus fort de la crise sanitaire, montés simultanément du sud de la France pour épauler leurs collègues yvelinois. Ils ont résidé dans le gîte castelfortain.

Aux petits soins

L’hôpital privé de l’Ouest parisien est l’un des 140 établissements du groupe Ramsay santé, qui possède aussi l’hôpital privé de Versailles et l’hôpital privé de Parly 2 au Chesnay-Rocquencourt.

Isabelle Pasik, propriétaire du domaine, voyant ses chambres d’hôtes désespérément vides à partir du confinement, a proposé son hébergement à des conditions très avantageuses, pour des soignants venus en région parisienne.

J’ai contacté les hôpitaux limitrophes. Corinne Ardouin, DRH de l’hôpital de Trappes, m’a répondu oui. Depuis le 16 mars, il y a des infirmiers et aides-soignants ici. C’est un geste de solidarité, je facture uniquement les frais. Cela m’a semblé naturel, face au casse-tête du logement temporaire pour les équipes médicales mobilisées sur le Coronavirus », confie Isabelle Pasik.

La castelfortaine a passé 30 jours aux petits soins pour ses locataires, hébergés une semaine à dix jours. « La Geneste est aussi une écurie de propriétaires. Nous avons fait attention pour éviter les travaux bruyants, au tracteur, lorsque les équipes de nuit se reposaient. Je me suis occupée de leurs courses, pour qu’ils puissent profiter pleinement de leur temps libre », raconte cette hôte attentionnée.

Faire leur métier

Venus de Drôme-Ardèche, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne Rhône-Alpes, les soignants ont apprécié. « Nous avons été très bien reçus, dans un endroit parfait pour se reposer. C’est calme, dans un écrin de verdure qui permet de se promener, courir », disent Camille 25 ans, Matthieu 37 ans, Jean-Baptiste 39 ans et Frédéric 48 ans, parmi les derniers à avoir résidé sur place mi-avril, alors que les prises en charge avaient diminué de moitié.

e groupe, comme les autres renforts présents pendant un mois, ont accepté la mission sur la base du volontariat.

 Le groupe Ramsay a lancé un appel pour aider nos collègues de régions plus au nord, davantage touchées par le Covid 19. Il nous a paru normal d’y répondre. »

Habitués à être en bloc ou en cardiologie, cette mission a changé les habitudes de Camille, Matthieu, Jean-Baptiste et Frédéric. Passés en médecine Covid ou aux urgences, ils ont dû se faire à la nouvelle donne. « Apprendre à enfiler toutes les protections, comme des cosmonautes. Passer peu de temps avec les patients pour éviter tout risque de contamination », racontent-ils.

Ce peu de temps en présence des soignants, mais nécessaire, a été difficile pour les malades, déjà sans visite des familles, ils l’ont constaté. Ce sera sans doute l’un des regrets de cette période.

Ils ont sinon fait leur métier, comme ils en ont l’habitude, avec calme et détermination, loin de l’agitation médiatique. Des soignants qui à mots couverts appellent de leurs vœux des avancées qualitatives dans le système de soins français, bien qu’étant sans trop d’illusions.

Au rang des satisfactions, après cette mission inédite, figurent les rencontres. « Nous avons fait connaissance avec des collègues d’autres hôpitaux, d’autres régions, découvert les Yvelines, c’était très enrichissant », se félicite Camille.

Source : actu78

Centenaire de Pegoud


Blériot avait catégoriquement refusé que ce Pégoud saute au dessus de son aérodrome de Buc et ne se casse la figure. Il a fallu que le téméraire propriétaire du Domaine de la Geneste accepte qu’un fou de l’aviation saute en parachute ( vous avez dit parachute ??) et propose que cela se fasse au dessus de son château. Cent ans plus tard Isabelle Pasik ouvre à nouveau ce domaine privé pour fêter ce centenaire et l’émulation des premiers meetings aériens en  » looping the loop ».
Célestin Adolphe Pégoud, une légende est née…
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